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Que faire si…

Je suis victime de violence à caractère sexuel

Quelle que soit la forme ou les circonstances de la violence à caractère sexuel vécue, sachez que vous n’êtes pas à blâmer. Il s’agit d’une situation inacceptable qui relève de l’entière responsabilité de la personne en cause. Il est important de vous rappeler que rien de ce que vous ayez pu dire ou faire ne justifie de tels comportements.
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Pistes d’actions supplémentaires à envisager si vous êtes victime :

Si cela est possible et que vous vous en sentez capable:

  • Faites savoir calmement mais clairement à la personne qui vous harcèle que son comportement est inadéquat, humiliant ou offensant et que vous voulez qu’il cesse. Vous pouvez le faire verbalement (idéalement en présence d’un témoin) ou par écrit;
  • Notez les détails de chaque incident de harcèlement sexuel (faits, gestes, paroles, date, heure, endroit, témoins, vos émotions, vos réactions, à qui vous en avez parlé, etc.);
  • Conservez tous les éléments de preuve documentaires (courriels, messages textes, messages ou commentaires sur les réseaux sociaux, etc.).
  • N’attendez pas que la situation devienne intolérable, obtenez du soutien aussitôt que possible auprès du FARE afin que le harcèlement cesse.

JE SUIS TÉMOIN DE VIOLENCE À CARACTÈRE SEXUEL

Que vous soyez témoin d’une situation de violence à caractère sexuel ou d’une situation à risque d’en devenir, il est important d’agir. Prendre l’initiative de protéger ou de porter assistance, plutôt que d’ignorer ou d’attendre que quelqu’un d’autre réagisse, fera une grande différence pour la personne victime.

Si vous évaluez être en mesure d’agir en toute sécurité :
Faites cesser la violence à caractère sexuel le plus rapidement possible en intervenant directement auprès de la personne qui commet l’agression ou le harcèlement. Quelques exemples de stratégies directes :

  • Exprimez votre malaise face aux paroles ou aux gestes adoptés.
  • Nommez à la personne que son comportement est inacceptable.
  • Demandez-lui de cesser immédiatement.
  • Etc.

Si vous êtes trop mal à l’aise pour intervenir directement :
Agissez de manière indirecte pour faire cesser la situation. Quelques exemples de stratégies indirectes :

  • Déléguez l’intervention à une personne de confiance sur place.
  • Si vous connaissez la personne victime, textez-la afin de vérifier si elle a besoin d’assistance.
  • Trouvez un prétexte pour l’éloigner de l’autre personne.
  • Faites distraction pour lui donner une opportunité de sortir de la situation.
  • Offrez-lui de la raccompagner chez elle si elle est en état d’intoxication, ou trouvez quelqu’un de confiance pour le faire.
  • Etc.

Si vous évaluez que la personne victime est en danger, ou qu’agir présenterait un risque pour votre sécurité ou la sienne :
Appelez immédiatement les services policiers au 911 ou, si un service de sécurité est disponible sur place, alertez un agent.

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JE REÇOIS LES CONFIDENCES D’UNE VICTIME

Que vous soyez témoin d’une situation de violence à caractère sexuel ou d’une situation à risque d’en devenir, il est important d’agir. Prendre l’initiative de protéger ou de porter assistance, plutôt que d’ignorer ou d’attendre que quelqu’un d’autre réagisse, fera une grande différence pour la personne victime.

Voici le résumé des 12 attitudes aidantes publié par le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). À noter que celles-ci sont applicables lors d’un dévoilement d’une personne victime de toute forme de violence à caractère sexuel:

  1. Croire
    Vous n’avez pas à faire la preuve qu’il y a eu agression. Évitez les commentaires mettant sa parole en doute ou visant son intégrité.
  2. Écouter sans juger
    Privilégier l’écoute active et évitez les questions suggestives.
  3. Respecter son rythme, son vécu, ses mots
    Respecter le vécu de la victime et laissez la personne vous parler en ses propres mots et dévoiler ce qu’elle peut. Ne pas lui poser de questions sur l’agression; la victime est plus importante que les événements.
  4. Recevoir sans amplifier ou minimiser
    Les victimes ne réagissent pas toutes de la même façon, mais une agression sexuelle touche toujours leur intimité et leur intégrité psychologique. Il est donc important de ne pas minimiser, dramatiser ou comparer ce qu’elles vivent.
  5. Assurer la confidentialité
    L’assurer de votre discrétion et de la confidentialité, à moins que les agressions persistent ou que sa sécurité soit compromise.
  6. Éviter les réactions trop fortes
    Se garder d’exprimer devant elle la révolte ou la colère que vous ressentez face à la situation. Elle pourrait se retenir de parler ou encore se sentir anormale de ne pas ressentir de colère.
  7. Valider ses émotions et sentiments
    Laisser pleurer, crier, rire et favoriser l’expression de ses sentiments, y compris la colère et la honte. Établir le contact sur le plan des sentiments et non des faits.
  8. La déculpabiliser : ce n’est jamais la faute de la victime
    Remettre la responsabilité à l’agresseur. Toute remarque peut apparaître comme une accusation et culpabiliser davantage la victime, compromettant ainsi son rétablissement.
  9. Garantir la sécurité de la victime
    Vérifier si la personne est en situation de danger, si elle a des idées suicidaires et si elle a besoin d’une aide professionnelle.
  10. Offrir du soutien, assurer une présence, être disponible
    L’assurer de votre disponibilité en respectant vos limites et vérifiez si la personne à un réseau de soutien (famille, amis).
  11. L’aider à cerner ses besoins, favoriser son autonomie
    Laisser la personne faire ses propres choix, c’est l’aider à reprendre du pouvoir sur sa vie. L’encourager, misez sur ses forces.
  12. Orienter vers les ressources
    Encourager à aller chercher du soutien : référer, c’est aider. Offrir si vous le pouvez une « aide tangible » : l’accompagner pour recevoir de l’aide médicale, lui donner de l’information.»

Source : Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

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Contactez le FARE

Hélène Croteau, Travailleuse Sociale
418 338-8591, poste 365
hcroteau@cegepthetford.ca

Caroline Poulin, éducatrice spécialisée
Sans frais : 1 855 338-8591, poste 362
cpoulin@cegepthetford.ca

Quelle que soit la situation à laquelle vous êtes confrontée, n’hésitez pas à faire appel au FARE.

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